Alexandre Fabre alias Charles Fremont

Alexandre Fabre alias Charles Fremont
on personnage dans plus belle la vie

Charles Frémont, 54 ans

Elégant et bourgeois avocat, homme d'affaires, passionné de golf, Charles Frémont est né au milieu de 3 soeurs dans une famille très pauvre qui a été relogée au lendemain de la 2ème guerre mondiale dans une chambre du Select, alors très décrépi. De cette enfance misérable, Frémont a trouvé la force de se bâtir un empire. Lui l'enfant pauvre du Mistral est devenu un notable Marseillais. Parler de son enfance au Mistral est tabou (Rachel se souvient de lui enfant). Le quartier est pour lui comme un tâche honteuse qu'il aimerait rayer de sa mémoire... et de la ville.
Jeune avocat diplômé, il séduit la fille d'une des plus grosse fortune de Marseille pour réaliser son ambition. Les parents d'Astrid on financé entièrement le cabinet Frémont. C'est un mariage d'intérêt pour Charles, d'amour pour Astrid, qui déchante assez vite, quand elle commence à découvrir les maîtresses de son mari.
Astrid lui a d'abord donné des jumeaux : Céline (30 ans) et Julien. Mais son fils se noie à 11 ans dans la piscine devant les yeux de sa s½ur. Frémont regrette la perte de cet héritier et ne peut s'empêcher de reprocher à Céline de n'être pas partie à sa place. Hormis ce drame, il a du mal à supporter chez Céline sa faiblesse, sa fragilité psychologique et ses caprices, elle qui n'a manqué de rien. Avec Juliette, la benjamine, il ne s'entend pas mieux, mais il y a plus de respect pour un caractère aussi trempé. Il se comporte dans sa famille comme un chef de clan sicilien. La moindre tâche à leur nom, le moindre affront est lavé par la force.
Charles Frémont possède le plus grand cabinet d'avocats de Marseille. Il est également le principal actionnaire de Phénicie sa, une société de réhabilitation d'immeubles, engagée dans le projet de rénovation du Mistral C'est un manipulateur qui aime par-dessus tout le pouvoir et qui a mis son intelligence au service de son ambition. Pour lui, tous les moyens sont bons, même les pires (assassinats, menaces, rapt, chantage) s'il garde les mains propres et une apparence respectable. Il est sans remords jusqu'au jour où il tombe sincèrement amoureux de Luna, petite actrice de Théâtre qui le repousse. Cet amour, le premier vraiment sincère, va sonner alors la fin du règne de l'homme d'affaires impitoyable

Sa fiche acteur

Alexandre Fabre

A quinze ans, première expérience de théâtre et décision de devenir, comédien.
Vingt ans, il monte à Paris pour apprendre le métier de comédien. Le soleil et la mer lui manquent, il revient à Marseille où il joue Ionesco, Molière, Racine, Bretch, Dumas, Tchehkov, Beckett, Claudel... Sur les scènes marseillaises : Toursky, Gymnase, la Criée... Dans le même temps il tourne dans de nombreux téléfilms et films (le premier d'entre eux : French Connection avec Jean Ackman).
Nouveau départ de Marseille, direction le Théâtre National de Chaillot à Paris, un spectacle qui partira ensuite en tournée jusqu'en Afrique dont il tombe amoureux.
Pendant presque dix ans, missionné par les Centres Culturels Français, il sillonnera toute l'Afrique francophone (Tunisie, Mauritanie, Tchad, Congo, Madagascar...) pour y jouer ses propres spectacles (d'après Rabelais, John Fante, Sony Labou Tansi...), dans les grandes villes mais aussi jusque dans les villages les plus reculés de la Brousse. Il y monte également des spectacles avec des artistes africains (avec une troupe camerounaises, un Don Juan de Molière qui fit un triomphe au Festival d'Avignon).
Paris, et encore du théâtre (Offenbach, Edmond Rostand, Daniel Soulier, Agatha Christie...), encore de longues tournées qui lui font connaître la plus part des villes françaises et européennes, leur théâtre et leur meilleur restaurant ! Et toujours des films et des séries télé (Action Justice, Sous le Soleil, le dernier film de José Giovanni avec Bruno Krémer).
Enfin retour à Marseille, et c'est PLUS BELLE LA VIE !!!

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 8:37 AM

Essai Philosophico-réthorique sur la nature et l'essence de l'Intelligence

Essai Philosophico-réthorique sur la nature et l'essence de l'Intelligence
D'après un article de Pierre Desproges


Qu'est-ce que l'intelligence ?

La grande différence entre l'homme et la bête, c'est l'intelligence. Comme le rire, l'in telligence est le propre de l'homme, et beau coup plus rarement de la femme, mais c'est de moindre importance car la femme, pour peu qu'elle soit belle, n'a guère besoin d'être intelligente. Pour peu qu'elle soit moche, elle a encore moins besoin d'être intelli gente.

A ce propos, je citerai le mot admirable de Louis XIV, à la veille de son mariage avec l'infante d'Espagne.

« Sire, dit Marie-Thérèse, ne souffrez-vous point que l'on vous donne pour épouse si pauvrette damoiselle? Car point jolie ne suis, et point non plus ne brille par l'esprit.
- Madame, répondit Louis, c'est très bien ainsi. Car s'il y a un truc qui ne va pas avec le boudin, c'est bien la cervelle. »

Donc, l'intelligence distingue l'homme de la bête. Pour s'en con,,aincre, livrons-nous à une petite expérience fort simple. PrenoTis un homme que nous appellerons Albert. (S'il ne vient pas lorsque nous l'appelons Albert, appelons-le René ou Sigismond, ça n'a abso lument aucune espèce d'importance. Person nellement, je m'en fous complètement.) Je disais : « Prenons un homme que nous appellerons Albert » par pure convention. D'ailleurs, je n'avais même pas terminé ma phrase. Je voulais dire : « Prenons un homme que nous appellerons Albert et un chien que nous appellerons Kiki. » (Ce sont juste des appellations arbitraires que je choisissais au hasard pour aider à la com préhension de cette expérience.) Bien. Pre nons un homme que... (Si vous préférez appeler le chien Albert et l'homme Kiki, je m'en fous, vous pouvez pas savoir à quel point. Simplement... c'est ridicule. Aucun chien ne s'appelle Albert. Aucun homme ne s'appelle Kiki. Seuls les chiens et les femmes s'appellent Kiki. Kiki Caron, par exemple.) Bon. Prenons un homme... (Je sais bien que Kiki Caron c'est un nom qui n'évoque plus rien aux moins de soixante ans. C'était une nageuse. Pas dans l'équipe est-allemande. Une femme.) Bon, trêve de digressions oiseu ses. Revenons à l'intelligence, car je sens qu'on s'en écarte.

Donc, soit un homme qui répond au nom d'Albert... (S'il ne répond pas au nom d'Al bert, ne nous affolons pas, c'est peut-être qu'il est sourd. Pardon. Qu'il est malenten dant. Je ne voudrais surtout pas vexer les aveugles qui nous lisent par milliers.)

Donc, soit un homme qui répond au nom d'Albert et un chien qui répond au nom de Kiki. Pour démontrer que l'homme est beau coup plus intelligent que le chien, il nous suffira de les conduire tous les deux au front à Verdun alors que le combat fait rage et que les obus font des trous dans les jeunes gens qui poussent des petits cris désespérés en ramassant leurs intestins dans la boue des tranchées.

Au moment où le capitaine crie: « A l'assaut les p'tits gars ! », lâchons simul tanément l'homme qui répond au nom d'Albert et le chien qui répond au nom de Kiki. Qu'observons-nous ?

Alors que le chien file se planquer dans le sous-bois, l'homme court se faire éventrer en criant : « Mort aux Boches ! »

N'est-ce pas la preuve que l'homme est plus intelligent que le chien ?

Comme l'échelle de monsieur Richter ou le thermomètre de monsieur Centigrade, l'intelligence de l'homme peut se situer à plusieurs degrés. Au degré le plus haut se situe l'intellectuel qui est un être d'excep tion : « intellectuel » vient du latin « intel », qui veut dire « tout le monde » et « ectuelus », qui veut dire « je ne suis pas ». Donc : « intellectuel » signifie littéralement « je ne suis pas comme tout << le monde ».

En effet, l'intellectuel est un être d'excep tion qui passe son temps à penser et à réfléchir à la place des autres.

Comment reconnaître un intellectuel?
Extérieurement, l'intellectuel porte une salopette avec des bretelles quand il va manger une salade au crabe à la Coupole. A première vue, on pourrait penser que l'intel lectuel s'habille ainsi pour se moquer des ouvriers. C'est faux; généralement, il n'a jamais vu d'ouvrier d'assez près pour savoir comment ça s'habille. Au reste, comme disait Bagnol et Fargeon : « On ne doit pas juger les gens sur leur mine. L'habit ne fait pas le moine. Soulevez la soutane du pape, vous serez surpris. »

Bien qu'il n'ait jamais vu d'ouvrier (il n'y- en a pratiquement pas à la Coupole), l'intel lectuel écrit des choses pleines d'idées géné reuses et de substantifs abscons sur la condi tion ouvrière, puis il résout la crise au San Salvador dans un article pour un journal de cadres, puis il s'interroge sur les responsabi lités de l'Occident dans la malnutrition du Tiers-Monde, puis il reprend une deuxième salade au crabe, puis il va revoir pour la septième fois la Veuve joyeuse de Lubitsch dans la version anglophone, parce que le travail du second assistant machino lui sem ble plus fouillé que dans la version franco phone où, d'autre part, Maurice Chevalier s'exprime en français, langue extrêmement vulgaire. (Pour un intellectuel, une langue vulgaire c'est une langue qu'on comprend.)

Au plus bas degré de l'intelligence, il y a l'imbécile, c'est-à-dire tout le monde, c'est- à-dire vous et moi. Surtout vous. Moi, je ne peux pas être vraiment un imbécile, car je suis un être différent. C'est marqué dans mon journal : « Après chaque rasage, utili sez BRUT de Mèmène, l'after-shave au céleri rave. Vous serez un être différent. »

Nous sommes ainsi des milliers en France à être des êtres différents. Il ne faut pas nous confondre avec les imbéciles qu'on recon- naît aisément : les imbéciles ne se mettent rien sur la figure après chaque rasage, et, d'autre part, leur chemise est moins blanche que la chemise de mon frere. Mais il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires.

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 8:32 AM