Ombre de ma jeunesse si proche.
Et pourtant. Le sentiment que c'est trop tard.
Que tout est trop tard. Mais c'est faux. Tout vit.
Même moi. Même toi. Tranquille a la fin de sa vie,
devant les rivages mornes de la derniére demeure.
Vouloir d'un coup
reprendre pour des siécles de cette vie infernale.
Ne jamais vouloir mourir. jamais.
l'impression qu'on va tout savoir faire,
qu'on va en prendre plein les yeux
pouvoir s'endormir le soir en y repensant.
Mais moi ca fait longtemps que je ne dord plus.
Je suis épave. Bois pourri au bout de sa vie.
je suis l'ombre d'une caverne. Comme un chiens perdu.
Le vent m'apporte de fausse odeurs.
Je suis une larme,
une mére éventrée,
un pére rouge-gorge.